Backlash ESG ? Vive la durabilité au service de la création de valeur !
Par Aurore Gauffre & Simon Ruchaud, Co-présidents de la Commission sustainability de France Invest
“Ces derniers mois, l’ESG semble parfois marquer le pas : remises en question chez certains acteurs, désengagement affiché par d’autres, lassitude face à une réglementation jugée trop dense. Pourtant, dans un monde où le cours du baril de Brent rebondit au moindre regain de tension géopolitique et où la France enchaîne les épisodes de canicule, les fragilités de nos modèles de société n’ont jamais été aussi visibles. L’incertitude s’accroît, avec elle la nécessité de décisions fondées sur des éléments objectifs, et le besoin d’expertise et de savoir-faire.
Les chiffres du changement climatique et de la perte de biodiversité confirment, voire devancent, les projections. En France, la Cour des Comptes, se référant aux prévisions du NGFS, estime que le scénario de statu quo des politiques menées face au dérèglement climatique entraînerait une perte de 11,4 points de PIB à l’horizon 2050. Cela est à mettre en perspective avec le coût des sinistres liés aux aléas climatiques : 5,2 milliards d’euros en 2025, en hausse de +33 % par rapport à 2024. La transition écologique, l’électrification des usages, la décarbonation et l’adaptation des modèles économiques ne sont plus une option.
Il en va de même pour l’appropriation responsable de l’intelligence artificielle. Ces transformations s’inscrivent dans le temps long et exigent des investissements massifs, sans lesquels nombre d’entreprises françaises et européennes ne pourront maintenir leur compétitivité. Elles ne réussiront pas non plus sans l’adhésion des femmes et des hommes qui les portent : formation, attractivité des talents, partage de la valeur sont autant de leviers indissociables d’une création de valeur durable.… »
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FUNDS & FUTURE CFNEWS – N°11 – 2026/2027
